Activités de théâtre pour faire bouger les élèves de la maternelle au 3e cycle

L’art dramatique c’est l’art de raconter des histoires en mouvement. C’est une discipline artistique qui BOUGE!!

Bouger OUI, mais s’énerver NON! On veut du mouvement, pas de l’agitation! On veut de l’énergie, mais pas de l’excitation!

Pour aider à canaliser ce trop-plein d’énergie, j’ai créé une série d’histoires à mimer. Je vous en parle dans cet article et je vous montre comment composer les vôtres 🙂

 

Qu’est-ce qu’une histoire à mimer?

Une histoire à mimer c’est une histoire, composée expressément pour être mimée!

On y retrouve beaucoup de verbes d’action et des thématiques qui inspirent les jeunes. Généralement, tous les élèves jouent le même personnage. Visuellement, on a donc la même histoire jouée en parallèle par tous.

Mon inspiration

 

Je suis née dans les 80.

moi et mélane

À cette époque, j’avais la cassette du chat Fafouin et l’adorais. On y retrouvait différentes chansons pour nous faire bouger dont la chanson des pompiers que j’ai écoutée des centaines de fois sûrement! Dans cette chanson, on se transformait en pompier et on éteignait des feux avec notre gros boyau. On se sentait investi d’une mission tout d’un coup! Wow! Je pense que j’avais même la poussée d’adrénaline. Quand j’ai commencé à enseigner l’art dramatique, ces visions me sont revenues et je me suis dit que ce serait agréable de créer des histoires qui feraient bouger les enfants instinctivement de la même manière que les chansons de Fafouin. C’est ce que j’ai fait!

Résumé des histoires contenues dans 10 Histoires à mimer

1- La routine

C’est le matin. Les enfants se lèvent et font leur routine du matin. Ils doivent avoir pris trop de temps pour manger, car ils manquent de temps et ratent leur autobus scolaire. Ils devront embarquer avec papa, jusqu’à l’école! 

2- On part en vacances

La petite famille part en vacances très tôt ce matin-là. Elle ferait un grand voyage en auto d’abord pour arriver enfin à la plage et pouvoir se mettre les pieds dans l’eau.

3- Les châteaux de sable

La petite famille est arrivée à la plage. Les enfants jouent dans l’eau, font des châteaux de sable et les décorent.

4- Pousse, pousse au soleil

Les enfants aiment beaucoup s’occuper du jardin. Ce matin-là, ils seront de corvée pour l’arrosage. Ils feront aussi la récolte de quelques légumes arrivés à maturité. Ils les montrent avec fierté. 

5- Les enfants tigres

Les enfants sont devenus des petits tigres et pratiquent les gestes qui feront d’eux des animaux courageux et fiers. Ils apprennent à marcher dignement et à rugir comme des grands!

6- Les sept fantômes

Les enfants passent l’Halloween. Tout va bien jusqu’à ce qu’ils se retrouvent, malgré eux, dans une maison hantée. Pour en sortir, ils devront capturer les fantômes ce qu’ils feront avec beaucoup de courage. 

7- Les êtres magiques s’envolent

Les êtres magiques se trouvent emportés dans l’espace après qu’un vent violent les ait soufflées. Personne ne viendra les secourir. Ils devront donc se construire une navette spatiale pour revenir sur la terre ferme. Rien de moins!

7- Les sapins de Pinachu

Les sapins de Pinachu ont été kidnappés. Pour les retrouver, les enfants devront aller au Pôle-Nord et utiliseront toutes sortes de moyens de transport pour ce faire. Rendus à bon port, ils découvriront où se trouvent les sapins perdus et pourront les ramener à bon port. 

9- L’île Coeur

Un équipage complet s’embarque à la recherche d’un trésor situé sur l’île Cœur. Pendant leur traversée en mer ils vivront une transformation très intéressante puis, arrivée sur l’île, ils rencontreront un dragon qu’ils devront amadouer pour accéder au trésor tant convoité.

10- La forêt de bonbons

Une bande de frères et de sœurs se promènent dans la forêt de bonbons. Durant leur balade, ils s’amuseront avec les plantes faites de guimauves et de bonbons et les rivières en chocolat jusqu’à avoir très mal au cœur!

Ma méthode de création

Pour créer ces histoires, je n’ai pas été seule dans le processus. J’ai embarqué avec moi mon groupe d’élèves de 5 à 9 ans.

Voici comment j’ai procédé! 

  1. Pour me motiver, j’ai annoncé que j’allais créer une histoire par mois pendant 10 mois. (C’est une des raisons pour laquelle mes histoires semblent suivre les mois de l’année!) 
  2. On choisit la thématique ou l’idée générale avec le groupe d’élèves 
  3. Je fais une tempête d’idées pendant dix, quinze minutes. Aucune restriction à ce moment-là. Je note tout. Je poursuis avec un 5 à 10 minutes où on tente de mettre du sens dans les idées, de les raccorder les unes aux autres en se souvenant que les histoires à mimer c’est toujours l’histoire d’une personne ou d’un groupe. Tous les élèves devront jouer la même chose. (Il y a des exceptions comme dans l’histoire de l’île cœur où j’avais un élève pour faire le dragon) Rappel : L’histoire doit respecter le schéma narratif (situation initiale, élément déclencheur, péripéties, solutions.) 
  4. Je fais un test rapide en classe en improvisant la narration avec mes notes. 
  5. Seule à la table de travail, je débute la rédaction. Je me fais d’abord un petit lexique de verbe d’action en rapport avec l’histoire Je trouve la position initiale des personnages (exemple : faire commencer les élèves en position couchée, comme s’ils étaient endormis. C’est plus facile de positionner les élèves ainsi. Pendant ce temps, ils sont calmes ce qui est fort agréable) 
  6. Je rédige l’histoire et j’y intègre des gradations d’intensité. 
  7. Je m’assure d’avoir une position du corps intéressante pour la finale.
  8. On retourne en classe pour tester la longueur de l’histoire et sa compréhension!

Règles à observer lors de l’activité

Pour contenir l’énergie débordante de vos petits pissenlits, je vous conseille ces quelques règles : 

 

  1. Délimitez l’espace pour ne pas retrouver vos petits loups sous les tables 
  2. Commencez par demander aux élèves de rester “chacun pour soi” ou demandez aux élèves de conserver leur bulle lors du jeu. 
  3. Dites aux élèves de ne pas parler pendant le jeu sinon ils ne vous comprendront pas. Ils devront rester attentifs, car les indications d’actions changent souvent. 
  4. Pratiquer les gradations d’intensité avant de raconter l’histoire peut être une bonne idée (faire de petits signes, de moyens signes, puis de grands signes!) 
  5. Expliquer certains mots de vocabulaire plus soutenus avant de commencer peut être une bonne idée

Les histoires à mimer sont-elles un jeu ou peuvent-elles être faites en spectacle? 

Les deux réponses sont bonnes! 

Personnellement, j’ai souvent abordé les histoires à mimer comme un jeu, mais je les ai aussi présentées lors des spectacles de fin d’année! Si c’était l’option choisie, je passais un peu plus de temps à positionner les élèves et travailler leurs gestes pour qu’ils soient précis. Aussi, je demandais à des plus vieux d’en faire la narration!

 

Là-dessus, je vous souhaite bon succès et beaucoup de plaisir à jouer avec ces petites histoires ou à en créer de nouvelles 🙂

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